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L’Erreur est
humaine ?
Alors soyons
très humains et offrons un droit à l’erreur à ceux qui apprennent, qui
testent,
explorent et agissent !
Quand mon client me dit :
« je ne me donne pas le
droit à l’erreur », je me dis que cette personne doit vivre
beaucoup de
stress quand elle passe à l’action ! En effet, elle risque de
nombreuses
occasions de démoralisation et de dévalorisation, puisque comme tout
être
humain, elle est intrinsèquement faillible…
Apprendre
par l’expérience
Quand commettons-nous des
erreurs ? Quand nous ne
maîtrisons pas un savoir-faire, quand nous ne connaissons pas une règle
ou une
loi, quand nous manquons d’expérience pour répondre
correctement à une situation, quand nous
manquons d’attention aussi...
Nous ne pouvons pas savoir avant
d’avoir appris. Et pour
apprendre vraiment, il est nécessaire de pratiquer, d’éprouver les
concepts, et
donc d’être en position de commettre des erreurs. Ainsi quand nous nous
trompons, cela indique le plus souvent qu’il nous manque des éléments
pour
produire une action plus précise et plus juste.
L’erreur nous démontre que nous
sommes des êtres
d’apprentissage et que, quelles que soient nos intentions, nos volontés
de
réalisation, il y a toujours la possibilité d’une petite faille, même
dans le
savoir-faire le mieux rôdé… Remarquez que cela nous donne de belles
perspectives
d’évolution continue !
La crainte
du
jugement
En tant que spectateurs, nous
assistons à des critiques de
personnes qui osent, travaillent, défendent des idées, nous voyons des
travaux,
de longue haleine parfois, être exécutés de manière péremptoire par
ceux qui
n’ont que le mal d’en prendre connaissance…
Et si à notre tour, nous étions l’objet d’un tel
persiflage ? Et si
nous étions jugés avec cette même sévérité, que parfois nous appliquons
nous-mêmes
aux autres d’ailleurs ?
C’est peut-être moins l’erreur qui
est humaine que le
jugement. Une erreur, ce n’est qu’une parole, un geste, une intention
qui
manque son but, alors que le jugement fait du résultat d’une action,
une humiliation,
un défaut, impardonnable et punissable…
C’est moins l’erreur que nous
redoutons alors que la
blessure narcissique qui s’ensuit. Et pour peu que notre construction
personnelle soit fragile, cette blessure sera d’autant plus profonde,
générant
de la culpabilité, de la honte, une basse estime de soi. Plutôt éviter
l’action
que de risquer l’erreur et les sentiments désagréables qui
l’accompagnent et
ébranlent notre confiance en nous…
L’erreur
utile
Changeons de perspective :
une erreur, plutôt que d’être
reprochée à la personne, peut être perçue comme une simple indication
utile.
En coaching, nous parlons de résultat
plutôt que d’erreur.
Si un résultat n’est pas conforme à nos attentes, nous nous demandons
ce qui ne
fonctionne pas dans la stratégie employée. Le résultat d’une action
n’est plus
alors un objet psycho-émotionnel mais une information, l’indication
qu’il y a
là quelque chose à apprendre pour ensuite mieux construire... l’erreur
n’est
plus une faute.
Ainsi, le savoir de chacun peut-il se
développer sans
dramatisation : la pratique, ainsi encouragée, permet
d’acquérir plus de
sûreté de la main, de l’esprit et du cœur. Et comme toutes les
connaissances
humaines sont des erreurs corrigées et recorrigées par les générations
successives, les erreurs que nous commettons ne sont que des pas vers
une plus
grande lucidité.
Et puis l’erreur
peut
permettre de trouver des chemins inattendus, de faire des découvertes
comme
l’atteste l’expérience de cet employé de 3M qui s’étant trompé dans ses
mélanges
de produits a créé cette colle qui a fait le succès du
post-it !
Ainsi qu’on la nomme aveuglement,
malentendu, bavure,
confusion, impair, inexactitude, distraction, gaffe ou ânerie, l’erreur
nous
invite à gagner en exactitude, justesse et lucidité, elle nous permet
d’explorer de nouvelles voies qui déroutent les certitudes éphémères et
les
vérités illusoires…
Je vous souhaite un beau mois de
février !
Sylvie Baille
Coach
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